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      • 06 février 2020

        Propositions d’Elgaa pour la jeunesse

        Selon les données de l'INSEE de 2016, la population allaudienne comprenait alors 3.588 enfants de 0 à 14 ans (16.9 % de la population) et 3.029 jeunes de 15 à 29 ans (14,3 %de la population). Ces deux tranches d'âge comptent pour près du tiers de la population.

        Des activités sont apparemment proposées sur la commune pour les 0-14 ans.
        C'est plus particulièrement à la deuxième classe d'age, les 15-29 ans qu'il faudra s'intéresser.

        1. Permettre aux jeunes et notamment à ceux entrant dans la vie active d'accéder à des activités ludiques, culturelles et sportives à des tarifs préférentiels (moitié prix, voire plus selon leur taux d'imposition ou celui de leurs parents).

        2. Proposer des ateliers favorisant l'implication et l'autonomie des jeunes et non la seule consommation d'activités, de spectacles...

        3. Favoriser les pratiques culturelles, sportives, artistiques libres en favorisant l'accès à des espaces dédiés et en les construisant s'il n'y en a pas (scène, salle de répétition, enregistrement, pistes...).

          • ateliers d'éducation à l'environnement et de réflexion sur les pratiques favorisant un développement durable (jardins potagers partagés, évolution des modes de consommation, AMAP...)
          • ateliers culture scientifique et technique
          • éducation et pratiques artistiques (théâtre, ateliers d'écriture, arts plastiques, cultures urbaines, activités manuelles, réparation et bricolage,...)
          • pratiques sportives libres et/ou de pleine nature (pistes skate, roller, bike, escalade...)

        1. Impliquer les jeunes dans la vie de la cité en prendre leur parole en considération.

          • création d'un conseil des jeunes de 14-18 ans et permettre sa représentation au conseil municipal
          • favoriser l'élection des jeunes (18-29 ans) au conseil municipal au même titre que les femmes
          • ateliers de prise de parole ou d'éloquence (discuter, argumenter, exposer, convaincre)
          • création d'un point d'accueil écoute jeunes (PAEJ) dans un objectif de santé physique, psychologique et relationnel.

        5. Favoriser l'intégration des jeunes dans la société professionnelle

          • aide financière au passage du permis de conduire en fonction du taux d'imposition des parents
          • aide au premier logement (caution...)
          • aide à l'installation pour les auto-entrepreneurs
          • aide à la recherche de stages en entreprise ou apprentissage

        Propositions d’Elgaa pour une véritable politique culturelle

        Allauch, ville de 20 000 habitants a une politique culturelle indigente, la municipalité se contentant de soutenir essentiellement les manifestations traditionnelles et les timides tentatives d'ouverture à d'autres formes d'expression culturelles demeurent confidentielles.
        Nous proposons:
        - de créer un véritable pôle d'action culturelle qui proposerait une multiplicité de formes en direction de toute la population et les jeunes en particulier. Cela sans remettre en cause le travail des associations qui travaillent déjà sur ce sujet mais au contraire en leur donnant les moyens de gagner en visibilité et en dynamisme, tout en suscitant l'émergence d'autres structures
        - de travailler en concertation avec les établissements scolaires pour créer une dynamique et mettre à leur service les équipements de la commune..
        -d’organiser ateliers de sensibilisation aux différentes formes d'expression.
        -de proposer des cycles de conférences, des cours et ateliers pour tous les âges comme cela se fait dans des structures genre Université du Temps Libre

        - de créer un lieu physique (rénovation enfin de l' Usine électrique) qui comporterait une salle de spectacle polyvalente, cinéma, concerts, théâtre, conférences,  des salles de répétition équipées pour les groupes de musique, des salles de répétition pour les troupes de théâtre et autres formes, où il y aurait un lieu ouvert tous les jours pour que chacun puisse y venir lire, parler, boire un coup, rencontrer du monde.
        Une bibliothèque plus vaste avec un espace de lecture et d'étude, une médiathèque et un espace adapté pour les jeunes enfants.
        Des salles d'exposition etc...
        Tout cela serait accessible pour un coût très faible, on pourrait étudier la possibilité d'offrir la gratuité des activités à certaines tranches d'âge par exemple.
        - Il faudra mettre à profit de manière plus intensive les lieux existants comme le théâtre de nature
        - Il faudra développer les échanges et collaborations à tous les niveaux, avec les villes voisines, les villes jumelées, créer d'autres contacts avec d'autres interlocuteurs

        - On pourrait aussi imaginer un lieu qui servirait pour des résidences d'artistes, d'écrivains etc...

        - Il faut créer une proposition forte d'action culturelle  et mobiliser la population pour que tout le monde s'en approprie et fasse aussi des propositions. La commune doit être une force d’appui aux initiatives de ses habitants
         Cela sans remettre en cause ce qui se fait dans les associations, les maisons de quartier etc...
        Il s'agît non seulement d'augmenter l'offre culturelle mais aussi et presque surtout de rendre visible, de susciter l'envie et le besoin de se former, d'apprendre de créer.
         Évidemment tout cela nécessite l'embauche de personnel qualifié, la réaffectation de certains crédits pour que la culture devienne enfin une priorité.
        Il s'agit de créer du lien, de créer un lieu, des temps, où les gens se rencontrent, discutent, apprennent à se connaitre, à se reconnaître

        05 février 2020

        Gérard Cazorla, l’ex-Fralib : « Il faut rendre des comptes aux Allaudiens »

         

         Sur le plan syndical ou politique, le « rassemblement » reste l’enjeu majeur pour un combat victorieux, selon Gérard Cazorla. PHOTO S.F.

         

        Gérard Cazorla, l’ex-Fralib et président fondateur de la Scop-Ti, se « met à nouveau au service du collectif », pour mener la liste « Allauch, solidaire, écologique et citoyenne », lors des prochaines municipales.


        Gérard Cazorla, marié, père de trois enfants, et jeune retraité de 60 ans, mènera la seule liste de gauche à Allauch, rassemblant Enfin la gauche à Allauch (Elga), le PCF, La France insoumise, Rouge vif, Ensemble et des citoyens engagés. Dans cette commune de plus de 20 000 habitants où le « danger du Rassemblement national est une réalité ».

        La Marseillaise : Dans quel état d’esprit êtes-vous ?
        Gérard Cazorla : Cet engagement politique est un prolongement logique du combat syndical. J’apporte des valeurs et un projet : solidaire, écologique et citoyen. On a su rassembler pour gagner notre combat avec les Fralib, c’est en rassemblant, en formant la seule liste de gauche à Allauch et en l’élargissant aux citoyens, que nous pourrons gagner face aux listes de droite et d’extrême droite.

        La discrimination territoriale est ici très prégnante entre des quartiers Nord abandonnés par les pouvoirs publics, et un village comme Allauch, qui se replie sur lui-même.
        G.C. : C’est bien là tout le danger, et la vague sur laquelle surfe le Front national, aujourd’hui le Rassemblement national. De la délinquance, il y en a bien moins qu’ailleurs, et ça ne les empêche pas d’en parler à outrance et de déverser un discours de haine et de division. Le principal facteur d’exclusion reste ici l’immobilier, la municipalité préférait, jusqu’à présent, payer de fortes amendes plutôt que de construire des logements sociaux. Résultat : la majeure partie de nos jeunes ne peut même plus se loger dans son village, ils sont obligés d’en partir !

        Quelles sont les solutions ?
        G.C. : Rendre claires et transparentes les procédures d’attribution des logements sociaux. En premier lieu, c’est un impératif. Il est ensuite nécessaire de faire un recensement de tous les logements vétustes et vacants, dans le centre ancien particulièrement, et lancer un programme de rénovation. Cela aura deux effets : augmenter significativement l’offre et redynamiser le centre du village, lui redonner vie, donner un second souffle au petit commerce local. Il est évident qu’il est hors de question de construire des zones commerciales qui détruisent des emplois de ce secteur d’activité fragile.

        Quel bilan faites-vous de la dernière mandature ?
        G.C. : Cela fait 33 ans que je suis à Allauch, j’ai toujours connu le même maire [Roland Povinelli, Ndlr]. J’ai observé sa dérive clientéliste et affairiste, puis ses affaires judiciaires. Il a d’ailleurs encouragé ouvertement ce repli sur soi, avec des slogans tels qu’« Allauch d’abord », en jouant le même refrain que le FN. Nous avons refusé que des anciens membres de sa majorité nous rejoignent, il faut une rupture radicale avec ce système.

        La question de la désindustrialisation reste centrale dans le département, comment envisagez-vous la question ?
        G.C. : Nous n’avons pas l’intention d’installer de l’industrie lourde à Allauch, mais il y a des secteurs à développer, dans l’économie sociale et solidaire, sous la forme de Scoop et de Scic, société coopérative d’intérêt collectif. Pour exemple, la Scop-Ti a besoin de plantes aromatiques bio, ici il y a des terrains agricoles. Répondre à ce besoin industriel, c’est créer localement des sociétés, des emplois, faire du circuit court, et prévenir les incendies en réinvestissant les massifs. Il y a aussi des projets à mener avec la technopôle de Château-Gombert.

        Comment envisagez-vous de faire vivre la démocratie à Allauch ?
        G.C. : Il y a une nécessité de rendre des comptes aux citoyens, avec l’instauration d’une possibilité de révocation à mi-mandat. Je ne suis pas un professionnel de la politique, je ne suis pas là pour m’accrocher à un poste, une fonction. Cette possibilité de révocation était dans les statuts de la Scop-Ti, dès sa création. Moi, je n’ai aucun souci avec ça, je n’ai pas peur de la démocratie, au contraire !

        Entretien réalisé par Sylvain Fournier

        04 février 2020

        L’ex Fralib Gérard Cazorla part en campagne à Allauch






        Le syndicaliste et ex Fralib Gérard Cazorla mènera la seule liste de gauche pour les municipales à Allauch, annonce La Marseillaise. Celui qui a été un leader du combat pour conserver les emplois de l’usine de thé et infusion installée à Gémenos – aujourd’hui président de la coopérative montée à l’issue du conflit avec Unilever – a décidé de se mettre « à nouveau au service du collectif ». Sa liste Allauch solidaire, écologique et citoyenne rassemble le parti communiste, La France insoumise, Rouge vif, La Gauche à Allauch, Ensemble et des citoyens.
        « J’apporte des valeurs et un projet : solidaire, écologique et citoyen. On a su rassembler pour gagner notre combat avec les Fralib, c’est en rassemblant […] et en élargissant aux citoyens que nous pourrons gagner face à la droite et l’extrême droite », s’est exprimé le coopérateur de Scop-Ti, dans une interview donnée au quotidien. Gérard Cazorla porte un intérêt particulier à la problématique du logement. Il ajoute avoir observé la « dérive clientéliste et affairiste » du maire sortant PS Roland Povinelli et « refuser que des anciens membres de sa majorité [le] rejoignent » pour « une rupture radicale avec ce système ».